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Lectures - 2011

Publié par des mots et des actes

Écritoire présente :

lundi 31 janvier  2011

Élie et les clowns do ghetto

ÉLIE ET LES CLOWNS DU GHETTO

 Lecture d'un texte de Christian Moriat
lundi 31 janvier  2011

à 21h au Théâtre Darius Milhaud

Les Juifs sont convoqués sur la piste du Grand Cirque de Varsovie, des milliers d'artistes, hommes, femmes et enfants. Le petit Élie, l'enfant du ghetto, de tous les Ghettos, fait partie de la distribution, bien sûr ! Mais avant de partir, pour Treblinka ou ailleurs, succès oblige, ils doivent construire un mur afin de se soustraire au regard des resquilleurs qui voudraient assister aux répétitions sans payer…
Parce que personne ne peut tuer les rêves des enfants, pas même les nazis, Christian Moriat a écrit une fable qui montre comment des adultes se mobilisent pour protéger l'innocence de l'enfance. Par la grande force de l'Amour, ils préservent l'immense pouvoir du rêve sur la barbarie.

Conseils culture juive et dramaturgiques : Marie Josée Brakha
Traduction : Guitl Szapiro
Photo : Christian Moriat

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha
avec : 

S. Valcrose, J. Charvet, C. Kissous, É. Blanc, M. SantelliSimon Valcroze, Jérôme Charvet,Guila Clara Kessous,

  Elia Blanc,

 Michel Santelli,Jean-Paul Cessey,  Christian Macairet

Christian MoriatChristian Moriat répond aux questions du public  

Pourquoi avoir écrit Élie et les clowns du ghetto ?  

  Depuis toujours intéressé par la condition juive, je m’étais promis d’écrire sur les malheureux événements de la déportation. J’avais déjà raconté l’histoire de ma famille durant la guerre dans une pièce intitulée Ni Juif, ni collabo et c’est dans le cadre du concours d’écriture Scénoblique de Troyes, pour son Festival de théâtre, que je me suis mis à l’écrire.  

 C’est l’histoire d’un enfant enfermé dans le ghetto de Varsovie. Mon idée. transformer le ghetto en un formidable chapiteau de cirque, avec des clowns (les nazis) et des Juifs réquisitionnés pour y jouer « les acteurs ». Les adultes s’arrangeant pour déformer l’horreur aux yeux de l’enfant, ce dernier vit dans un monde à part. Malgré lui, et par la force des choses, il « s’adapte »  

Aussi ignobles que puissent être les bourreaux, ils peuvent bien détruire ce qu’ils veulent mais ils ne détruiront jamais le rêve des enfants.  

A la recherche d’une traductrice.  

 Comme je procède habituellement dans mes pièces, dans la mesure du possible, je fais traduire quelques passages de mes dialogues, afin que le spectateur puisse baigner dans l’univers où se déroule leur action.  

 Je me suis rappelé ce que m’avait dit Marie Josée Brakha, qui m’avait accueilli au Darius Milhaud, lors de la lecture de ma pièce Jamila ou l’enfance lapidée. « S’il vous faut un traducteur pour votre prochaine pièce, on pourra peut-être vous aider »  

 Je l’ai donc contactée.  

 Elle m’a demandé de lui adresser la pièce. Elle l’a lue.  

 Mais elle ne s’est pas contenté de me chercher une traductrice, elle a également fourni un sérieux travail de critique sur ma pièce. Ce à quoi je ne m’attendais pas.  

Marie Josée Brakha se mobilise.  

« Comment Marie Josée va-t-elle prendre cela ? ai-je pensé. Elle va se demander si je ne suis pas tombé sur la tête. Et m’accuser de révisionnisme ? »  

 Cette appréhension redouble quand elle me fait savoir que la personne qui va traduire quelques dialogues de la pièce est une rescapée des camps !  

 Je dois reconnaître que je ne suis pas très à mon aise.  

 Mais non. Finalement. Aucun reproche de cet ordre. Au contraire, elle me remet ses conclusions, fruits d’un travail sérieux ouvrant pour ma pièce sur davantage de vraisemblance.  

 Elle m’apprend des choses sur la culture juive et yiddish, sur les termes exacts utilisés dans les ghettos. Elle m’apporte des précisions sur le Golem et m’aide à préciser la psychologie de certains personnages.  

 Elle a été la première à me signaler la parenté avec La vie est belle de Begnini. Mais elle est sous-jacente et Begnini n’a pas comparé le ghetto de Varsovie à un cirque et les Juifs à des artistes, comme j’essaie de le faire dans cette pièce. Elle a également fait la remarque que. la différence fondamentale entre les deux, c’est que si l’un parle des camps, l’autre parle des ghettos ; le premier, pour elle, frise le révisionnisme, mon « Élie » essaie de montrer l’humanité des Juifs qui vivent l’horreur et tentent de préserver l’innocence de l’enfance dans un contexte où ils le peuvent encore.

 Compte-rendu de la soirée par l’auteur :  

Surpris, je l’ai été à plus d’un titre…

D’abord, je m’étais mis dans l’idée qu’il n’y aurait personne… Or, la salle était comble : il y eut tant de monde que Marie Josée Brakha avait été obligée de louer une salle plus grande, puis de recourir au procédé des réservations.

Puis, j’ai eu le plaisir d’être présenté à ma traductrice, Madame Guitl Szapiro, que je ne connaissais pas et qui, à l’issue de la pièce, m’a confié: « Marie Josée m’avait juste donné vos phrases à traduire, déconnectées du texte. Heureusement, sinon je n’aurais pas eu la force de vous faire la traduction. Il y a tant d’images difficiles qui me reviennent. » Comme je la comprends !

Et il y eut l’accueil chaleureux que le public a fait à ma pièce… Franchement, et sans fausse modestie, je ne pensais pas qu’elle pouvait dégager une telle force émotionnelle. Moi-même, à la fin de la lecture, j’en ai été profondément ému… Grâce au jeu tout en finesse des comédiens, de Jean-Paul Cessey en passant par Jérôme Charvet, Christian Macairet et Simon Valcroze…. Sans oublier la Très Grande Humanité d’un Michel Santelli, alias Docteur Borcszak, qui eut le don de faire vibrer nos cordes sensibles face à la pureté et à l’innocence incarnée  par  le petit Elia Blanc ; ni le joli timbre de voix de Guila Clara Kessous, qui apporta, en même temps que son talent, sa fraîcheur, sa féminité et sa sensibilité au rôle de chanteuse de rue.

Bravo à vous tous, qui avez puisé tout au fond de vous-mêmes pour aller chercher ce que l’Homme a de meilleur en lui, afin de donner à cette pièce un éclat que je ne m’attendais pas à trouver. Tant qu’il y aura des gens tels que vous, qui défendez de telles valeurs, on pourra avoir confiance en l’Humanité.

Par contre, pour conclure, je n’ai pas été surpris par le chaleureux accueil de Marie Josée Brakha, par qui le bonheur arrive, toujours au four et au moulin ; par l’exquise présence, et toujours attentive, de Monsieur Marc Siegel, président de l’Association des Mots et des Actes.

Heureux l’art qui nous a réunis l’espace d’un soir et qui contribue à nous rendre la vie plus belle !

                                                               Christian Moriat

Lectures - 2011
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Écritoire présente une reprise, cf 25 octobre 2010 :

lundi 15 mars 2011

une lecture spectacle

exceptionnellement un mardi

Henri nous a demandé de reprendre son "Livre" pour ceux qui n'avaient pu venir lors de la lecture. Nous avons travaillé pour vous présenter une lecture qui est déjà un spectacle.

le livre de mon père spectacle

LE LIVRE DE MON PÈRE

 Lecture spectacle d'un texte de  Henri Gruvman

à 18h30 au Théâtre Darius Milhaud

lecture spectacle dirigé par l'auteur

collaboration artistique:  Marie Josée Brakha

avec :

Batia Baum, Henri Gruvman, Alexis Kune (accordéon) et Alain Karpati (clarinette)

Compte-rendu de l'auteur et des musiciens :

Je te remercie ainsi que ton association "DES MOTS ET DES ACTES " de nous avoir permis de reprendre et ainsi d'avancer la réalisation de ma pièce "LE LIVRE DE MON PÈRE ". Les deux lectures que nous avons eu le plaisir d'effectuer dans le cadre de ton association, au Théâtre Darius Milhaud, nous ont permis de progresser en nous confrontant au public. Et ainsi pourrons nous passer bientôt d'une lecture à un spectacle. C'est en bonne voie de le faire.

J'ai fait une émission  hebdomadaire à RADIO ALIGRE où je n'ai pas manqué de te citer et de citer ta manifestation de l' "Écritoire".

Toute l'équipe réunie autour de mon projet t'en remercie vivement.

       Henri Gruvman

Bonjour Marie Josée,
Merci encore pour ton aide sur LE LIVRE DE MON PERE.
Ton soutien nous a permit de lancer le projet et j'espère qu'il évoluera et trouvera son chemin.
Je te souhaite, ainsi qu'à DES MOTS ET DES ACTES le meilleur à venir !
Bien amicalement,
 
       Alain Karpati

commentaires :

Merci pour ces beaux moments émouvants et tendres. J'ai beaucoup aimé, entre autres, les différents niveaux croisés de distanciation...

 J'ai filé à la fin pour rester égoïstement dans l'atmosphère et savourer les impressions...
Je vous embrasse, 

         Tanith

 

 

 

 

 

Écritoire présente :

lundi 2 mai  2011

 

Lady FlorenceLADY FLORENCE

 Lecture d'un texte d'Alain Tronchot

à 18h30 au Théâtre Darius Milhaud 

" Les gens aiment Lady Florence parce qu’aucun de ses concerts ne ressemble au précédent, que tout est toujours mauvais mais jamais médiocre, qu’elle incarne le désir de grâce et de beauté partagé par tous les timides, les maladroits, les pas gâtés par la nature… Malgré ses faux pas, ses fausses notes, ses faux bijoux, Lady Florence porte la vérité de tous ceux qui auraient tant voulu essayer. »

Avant Lady Florence Donatelle Medina et Michel Santelli ont présenté un court extrait d'un texte que Alain Tronchot est en train d'écrire : Maître François, fantaisie autour des derniers jours de François Villon.

Lectures dirigées par Marie Josée Brakha

avec :

D. Medina, M. Santelli, L. Wagner, C. Macairet et A.Troncho

  Donatelle Medina, Michel Santelli,

Lisbeth Wagner et Christian Macairet

Alain Tronchot est venu discuter avec le public après la lecture

Ce travail était un vrai plaisir, grâce à vous tous et à un texte magnifique. Vivement qu'on remette ça !

  Lisbeth

Compte-rendu de la soirée par l'auteur :

Lady Florence a été écrit en 2010 mais sans doute la pièce est-elle née 25 ans plus tôt, quand, sur les bancs de la Fac, je découvrais Sunset Boulevard. Cette scène finale où Gloria Swanson, vieille, malade, soudain animée d’une étrange force à l’heure d’affronter son public, relève fièrement la tête pour affronter les caméras. Florence Foster Jenkins n’a jamais été pour moi l’objet de dérision souvent dépeint au théâtre ou ailleurs. Même si elle touche son auditoire par des voies « inhabituelles », elle met sa peau sur les planches pour lui offrir un spectacle sans équivalent…

Loin d’une grotesque Castafiore, Lisbeth Wagner incarne CETTE Florence, tour à tour fragile et obstinée, ridicule et touchante, exténuée mais jamais lassée… Deux heures durant, la comédienne promène sa fêlure avec élégance, écrase la scène de sa présence.

À ses côtés, Michel Santelli compose un Rupert beaucoup plus complexe que les apparences le laissent entrevoir, capable d’accès d’audace ou même de rébellion (troisième acte). Et sa désarmante (apparente ?) bonhomie fait mouche dans les purs moments de comédie (telle la scène de lecture des journaux le lendemain du concert). Dans le rôle de Cosmé, l’ambigu pianiste de Florence, Christian Macairet oscille entre cynisme tranquille et une certaine forme d’estime à l’égard de la diva.

Le public semble conquis, par l’interprétation bien sûr, mais aussi par la mise en scène. L’aspect hybride de Lady Florence a pourtant découragé bien des candidats. Marie Josée Brakha a choisi d’associer enregistrements d’époque et parties chantées par Lisbeth. D’abord interloqué par cette option, j’avoue avoir été vite convaincu. L’enregistrement permet au public de « mesurer » les performances vocales de Florence, les parties chantées par Lisbeth atténuent le côté inévitablement distant de l’enregistrement… Marie Josée et les comédiens ont prouvé que ce texte méritait d’exister sur scène. Ainsi, de nombreux spectateurs ont émis le souhait que de «vraies» représentations succèdent à cette lecture. L’adjectif convient mal, tant Lisbeth et ses deux complices ont porté la pièce. De quoi regretter le refus du CNT de soutenir sa création, parvenu deux jours plus tard. Pourtant, un léger murmure (soufflé par un lutin de Carnegie ?) me glisse que la partie n’est peut-être pas tout à fait jouée…

  Alain Tronchot

  Commentaires : 

Bonjour Alain,

Je suis venue à la lecture au théâtre Darius Milhaud et j'ai trouvé la distribution parfaite. La comédienne qui interprète Lady Florence est très convaincante.

Votre pièce est drôle et intéressante.

J'espère que vous trouverez à la monter.

En tous cas, merci de votre invitation et tenez moi au courant de la suite.

A très bientôt.

Chaleureusement,

Corinne - Paris

Beaucoup de sentiments entre ces personnages. C'est fort. De l'humour et de l'émotion. Il était palpable que chaque spectateur était touché. Lisbeth Wagner était excellent. Il faut absolument que la pièce soit montée !  .

        Fréderick, Saint-Germain-en-Laye  

C'est enlevé, drôle et tellement pathétique qu'on applaudit à la fin comme le public de Carnegie ! 

Philippe , La Celle-Saint-Cloud

Je ne connaissais pas cette chanteuse, quelle découverte ! J'ai surtout apprécié le savant dosage entre les passages comiques (le concert à Carnegie est un véritable morceau de bravoure !) et les moments très touchants. Bravo à Lisbeth Wagner pour son jeu si nuancé !

Marie, Nogent-sur-Marne

 

 

 

 

 

Écritoire présente :

lundi 30 mai  2011

L'Émission

L'ÉMISSION

 Lecture d'un texte de Sabine Revillet

à 21h au Théâtre Darius Milhaud 

Une femme, un homme dans leur cuisine ; elle cuisine, il regarde l’Émission à la télévision, incapable d’entendre sa femme se plaindre qu’une bestiole bizarre sort d’un pot de yaourt et s’échappe sur le carrelage, … En parallèle deux amis se promènent dans la rue, l’un des deux a participé à l’Émission, l’autre l’admire… Il aimerait tant, lui aussi, participer, être regardé par combien ? Trois millions de téléspectateurs… Mais l’Émission a ses règles : le perdant doit offrir une partie de son corps aux pauvres du tiers-monde… bras, jambe, coude, doigt… il a le choix... mais ce n’est pas grave car ce qui compte c’est d’être vu… Vu par qui ? Par vous ? … Et si c’était vous ? Que feriez-vous ? … Éteindre ou laisser l’écran allumé ? 

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha

Avec :

M. Santelli, C. Spang

 Michel Santelli,Celine Spang

É. Chantry, N. Rechter

Nicolas Rechner, Érik Chantry, C. Artigala, É. Alsamia

Catherine Artigala, Étienne Alsamia

 Sabine Revillet

Compe-rendu de la soirée par l'autrice :

Marie Josée Brakha est dans le hall du Théâtre Darius Milhaud, menue et pleine d’énergie, elle brandit un flyer de L’Emission* dont elle a dirigé la lecture.

Nous entrons dans la salle, où six comédiens nous attendent, et commencent à s’emparer des mots. Instantanément, je me laisse embarquer par leur poésie, leur engagement, leur singularité, je redécouvre le texte que j’ai écrit, réinventé, métamorphosé par leurs voix, ils donnent corps à ce que j’ai creusé abstraitement et seule face au papier. Dire que c’est essentiel pour un auteur, une autrice/auteure cet échange-là, serait au-dessous des mots, c’est vital pour un texte de se confronter à la scène, et ce soir-là, L’Emission, tout le texte de L’Emission a pris le corps des comédiens et leurs visages, leurs jambes, leurs bras, a respiré, et a eu soif de cette respiration.

Conquise je l’ai été.

Par Céline Yang en oiseau frêle, touchante et désabusée incarnant le rôle de Josiane, femme qui n’est plus regardée par son mari John, Michel Santelli, sombre et narquois, qui préfère quant à lui, regarder la télévision, 

Par Erik Chantry, simple et cru incarnant celui qui a participé à L’Emission, et Nicolas Rechner, amoureux emballé, risible et grotesque.

Par Etienne Alsamia qui campe un animateur inquiétant et étrange, la voisine, Catherine Artigala en sympathique voisine, souriante malgré son amputation du dos en direct devant des millions de téléspectateurs. 

Marie Josée Brakha aussi participe activement à la lecture avec les flashs publicitaires dont elle m’a demandé d’écrire certains pour l’occasion…

Marie Josée Brakha a l’acharnement de nous faire entendre une fois par mois des textes d’auteurs contemporains, je convie tout un chacun à y assister. Vraiment.

Ce soir-là, j’ai réalisé le travail énorme fourni par les comédiens, en juste deux séances de répétitions, chapeau.

S’ensuit une discussion, où nous parlons de la course de nos vies effrénées, d’Ionesco, du thème de l’absurde, des insectes, les fourmis dévoreuses, s’ensuit un verre de cidre et des chips. Rester à discuter encore, et courir pour attraper le métro, chaud au cœur.

Grand plaisir à être là ce soir, grand merci à tous pour ce moment de partage. A toute cette équipe qui a donné de son temps et de son énergie.

                                                                         Sabine Revillet

 

*L’Emission a vu le jour lors d’une résidence à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon en 2008.

commentaires :

 Jai trouvé la lecture d'hier très vivante et le texte très bien mis en valeur.
 Cordialement
       
                Jean Pierre de Lavarene

Bonjour Marie Josée,
J'ai particulièrement apprécié le texte et l'interprétation de la femme du couple.
J'ai perçu dans l'écriture les obsessions qui encombrent les humains qui nous encombrent, et nous éloignent dans l'incapacité d'entendre et de comprendre l'autre, sujet difficile à traiter au théâtre et courageux à affronter.
À bientôt, amitiés,

                         Marie Claire D.

 

 

Écritoire présente :

lundi 27 juin 2011

Enfants de la pleine lune

LES ENFANTS DE LA PLEINE LUNE

 Lecture d'un texte de Emanuelle delle Piane

à 21h au Théâtre Darius Milhaud  

La fille et ses enfants sont séquestrés et abusés par le Vieux. Il règne sur leur vie et les maintient dans la plus grande ignorance du monde extérieur. Les enfants grandissent. L'adolescence apporte son lot de questionnements et le courage de la révolte. La vie tente de prendre le dessus.

Révoltée par la façon dont les  médias relatent l'horreur, Emanuelle delle Piane donne la parole à l'enfance violée et invente un langage poétique qui permet d'aborder l'inabordable. 

lecture dirigée par Marie Josée Brakha

avec :

S; Binetti, C. Butard, C. Spang, JP de LavareneSylvain Binetti, Claire Butard, Céline Spang, Jean Pierre de Lavarene

Il n'y aura malheureusement pas de compte-rendu de l'autrice pour cette lecture. En effet, quelques minutes avant de prendre le TGV pour nous rejoindre, Emanuelle delle Piane a été victime d'une grosse allergie qui l'a menée à l'hôpital :


...enfin sortie de ce drôle de cauchemar pour le moins piquant  !...
Je suis évidemment très déçue d'avoir manqué de si peu le train qui roulait en direction de votre lecture et espère très fort néanmoins que tout se sera bien passé pour vous.
Navrée, vraiment, de vous avoir fait faux bond.
Au plaisir de vos nouvelles malgré tout,
Amitiés
Emanuelle (une auteur vivante aux allures d'Eléphant man, ce soir, il faut l'avouer )

Commentaires :

bonjour
je vous remercie pour ce moment de partage de la lecture d'hier.
Comme je vous le disais j'ai trouvé la pièce bien écrite avec un rythme en crescendo très intéressant. La fin du texte m'a semblé un peu précipité et trop explicite mais il y a là un très beau travail d'auteur.
Le choix était judicieux de votre part.
cordi
alement,
                    Ronan

Très beau texte et très belle interprétation pour un sujet rarement traité sur un mode poétique... Je regrette seulement que l'auteur ait troqué dans les dernières scènes ce mode allusif et léger. Un peu trop explicite à mon goût, le final perd de sa force. Mais j'ai hâte de voir la pièce sur scène. Félicitations à tous !

          Alain Tronchot

 
 

 

 

Écritoire présente une reprise cf janvier 2011 :

dimanche 17 juillet 2011

Élie 17/07/2011

ÉLIE ET LES CLOWNS DU GHETTO

 Lecture d'un texte de Christian Moriat

à 17h en appartement

C. Macairet, M. Santelli, É. Blanc, G.C. Kessous, R. Martin, R. Ferreira, S. Bidault

Christian Moriat échange avec le public

Compte-rendu de la soirée par l’auteur : 

Quand on pense « Théâtre-en-appartement », on pense tout de suite à « gymnastique-au-sol » ou « sport-de-canapé »… Et on se dit qu’on va pouvoir faire une bonne sieste. Mais pas du tout !  

Les comédiens, et notamment le petit Elia Blanc, ont su, par leur capacité à émouvoir, nous tenir en haleine tout au   

ong de la pièce.  

Il faut dire qu’Astrid et Fred n’avaient pas fait les choses à moitié. Nous étions tous accueillis comme si nous étions des amis de longue date, qui seraient tout heureux de se retrouver. Et, avec la metteuse en scène, Marie Josée Brakha, ils ont su préparer le très large public pour recevoir le message d’espoir délivré par « le petit Elie, l’enfant du ghetto, de tous les ghettos ».  

C’est la première fois qu’il m’a été donné d’entendre une pièce - la mienne en l’occurrence - dans l’espace clos et intime d’un salon. Et au-dessus des toits de Paris. Tout là-haut. Dans les nuages. Au plus près de la Lumière.

De ce fait, l’écoute n’est pas la même que dans une salle de théâtre. Où la rampe vous sépare des acteurs. Cette fois, ils sont là, devant vous. A côté. Et si proches que vous pourriez les toucher. On ne vous met pas de côté. Vous êtes partie prenante du jeu. De leur jeu. Dans le théâtre en appartement, il y a en effet un aspect « cocon » très séduisant, et qui se prête admirablement bien aux pièces à message.  

Ainsi, ce qui constituait pour moi une première a été une expérience que je ne suis pas prêt d’oublier. D’autant plus qu’après la lecture, vous nouez plus facilement des contacts… Plus facilement que dans un théâtre où le public se sépare une fois la représentation terminée…  

Puis, le buffet largement ouvert par nos hôtes - quel travail ! - a permis également d’ajouter une note de convivialité de bon aloi.  

Merci à nos hôtes. Merci à Marie Josée. Merci aux comédiens d’avoir bien voulu prêter leur concours pour que nous puissions, une nouvelle fois, entendre ce message de paix, de tolérance et d’espérance. Et il n’y a rien de plus beau quand celui-ci est dit avec la voix d’un enfant.  

Le monde en a bien besoin !  

 Christian Moriat

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Écritoire  présente :

lundi 26 septembre 2011

Bagdad Airport1

BAGDAD AIRPORT

un texte de  Jean Renault

à 20h30 au Théâtre Darius Milhaud

L’Irak sous Saddam Hussein : un grand chantier de construction sur fond de guerre avec l’Iran. Le choc des cultures, des enjeux industriels explosifs, des horaires insensés, une chaleur torride. La brutalité, la mauvaise foi, les ventes d’armes, les pénuries, les réquisitions,  le contentieux, l’urgence, la promiscuité, l’absurde, les menaces et la mort. La ténacité et le courage. Cinquante nationalités se côtoient, s’ignorent ou se heurtent au sein d’une gigantesque comédie humaine. 

 

lecture dirigée par Marie Josée Brakha
avec :
 

Lisbeth WagnerM É. Michel, L. Mur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbeth Wagner : La table, très importante la table  

Marie-Émilie Michel  : Anaïs, la femme d’Henri

Lionel Mur  :  Henri, Le patron du site ; Saddam Hussein

S. Mellah, G. Édelin-copie-1N. Rechner C. Hernandez

 

Sonya Mellah  : Jocelyne, La secrétaire du président de l’entreprise

                        : Samira, l'adjointe du chairman  

Gilbert Edelin  : Le président de l’entreprise de travaux

Nicolas Rechner : Le directeur de l’entreprise de travaux

Christine Hernandez  : Françoise, La femme du directeur

: Margaret, la femme de l’officer

D. Abboud, M. AulivierÉ. Alsamia, J. Basset

 

Deen Abboud  :  L’officer ; le serviteur arabe

Max Aulivier : Le chairman

Etienne Alsamia :  Le conducteur des travaux, l’ambassadeur

Julien Basset : Le comptable, le professeur, le pêcheur auvergnat, le commissaire aux comptes et le graphologue

J. Renault

 É. Alsamia, J. Basset, J. Renault. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean Renault discute avec les comédiens

et avec le public

 

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 Compte rendu de lecture :

La salle était pleine. Les frustrations des quelques retardataires qui n’ont pu y accéder furent, pour l’auteur, regrettables et réjouissantes.

Marie Josée, productrice et metteuse en scène, avait réuni quatre comédiennes et sept comédiens, un panel d’une ampleur exceptionnelle et étonnante, pour la lecture d’une métaphore voisine du réel, tant l’histoire évoquée, en elle-même, côtoya l’absurde et le tragique. 

Les comédiens ignoraient, rareté qu’ils n’ont découverte que la lumière revenue, que quelques-uns des spectateurs (d’autant plus attentifs) avaient été les vrais acteurs du drame qu’ils interprétaient sur scène. Chez ces spectateurs replongés trente ans plus tard dans les arcanes de ce qui fut à la fois une aventure des plus étonnantes et un très grand chantier de construction, l’émotion le partageait à la jubilation.

L’auteur n’avait pas souhaité intervenir pendant les répétitions, avide de découvrir à quel point son écriture imposerait, ou non, au metteur en scène et aux acteurs la façon de remplir leurs rôles, leur laisserait ou ne leur laisserait pas de marge de manœuvre. C’était, de sa part, quelque peu diabolique, surtout vis-à-vis du comédien qui interprétait le rôle qu’il avait, lui-même, tenu dans le monde réel. Jubilation, frustration, attention, sur la scène, dans et hors la salle.

Qui citer parmi les acteurs ? Et là, ce n’est plus l’auteur qui répond, mais l’homme, replongé soudainement dans un vécu difficile, face à un « officer », plus vrai que nature ; une Samira si juste de ton ; un patron de site physiquement tellement différent de celui qu’il a connu et si proche dans ses dires et ses gestes ; un ambassadeur que, trente ans plus tard, il a de nouveau eu envie de gifler ; un président pensif ; et une table, une table qui fait froid, même à celui qui lui a donné naissance : des enfants avançant dans les champs de mines, une clé verte autour du cou.

Cette première lecture d’un texte dense et complexe, étape indispensable avant tout passage à la scène, a parfaitement rempli son rôle. Elle a permis à l’auteur de mieux approcher, cerner, les manques, les trop, les trop peu, les à côté, les illisibles. Et, en cela, le pari de Marie Josée et des onze comédiens est également une réussite.

Jean Renault

 

 

 

" Écritoire" présente :

lundi 24 octobre 2011

Les Cerisers d'Amandine

LES CERISIERS D'AMANDINE

un texte de  Jean Tirelli

à 21h au Théâtre Darius Milhaud

 

Amandine vit dans une maison de retraite depuis trois ans lorsque Marguerite vient partager sa chambre. La vie est faite de rires, de pleurs, d’espoirs. Et de résignations… sauf pour Amandine qui, jour après jour, résiste avec une énergie vitale qui déstabilise joyeusement l'institution. Marguerite, moins combative, se laisse broyer.

De l’extérieur, Amandine ne reçoit que les visites pleines de tendresse de sa petite fille, Amélie. Célibataire endurcie, cette dernière laisse sa grand-mère parler d’elle à un aide soignant.

Les jours passent, les corps se délitent. Amandine, elle, ne partira que lorsqu’elle aura réussi à «caser » Amélie.

 

La lecture du texte de Jean Tirelli aurait duré près de trois heures. Grâce à Céline Spang qui a effectué des coupures, elle ne durera qu’une heure 15. Qu’elle en soit remerciée d’autant plus que Jean Tirelli a reconnu (sa) pièce, c'est l'essentiel. L'essentiel y est”.P. Dechanet, M-É. Michel, S. Leval, J. Basset, C. Spang, D

lecture dirigée par Marie Josée Brakha

avec : Philippe Déchanet, Marie-Émilie Michel, Sonia Leval,  

Julien Basset, Céline Spang, Donatelle Medina, Noëlle Rech, Françoise Pechour, Noémie Sanson.

P. Dechanet, M É. Michel, S. Leval

J. Basset, C. Spang, D. Medina, N. Rech 

N.Rech, F.Pechour, N.Sanson

Jean Tirelli

Jean Tirelli discute avec les comédiens et le public après la lecture.

Lectures - 2011
Lectures - 2011
Lectures - 2011

compte rendu de la lecture :

Merci à tous les comédiens qui m'ont permis de voir ce que pouvait donner ma pièce.

Bravo à Céline Spang pour son travail de condensation.

Merci à Marie Josée Brakha pour m'avoir offert ce beau moment.

Le fait d’avoir vu et entendu ma pièce lors de cette lecture, entendre la réaction du public, m’a permis de juger un peu mieux de son éventuelle valeur. Ainsi condensée, elle a conservé l’essentiel de son contenu et me voici encouragé à la retravailler sous ce format d’une heure et demie. Remerciez encore une fois Céline Spang pour son maniement du ciseau et de la colle.

Félicitez aussi les comédiens qui ont bien du talent pour exprimer tant de sentiments assis à cette table, ne montrant que leur buste, sans décor et sans déplacement. 

Je considère le travail que vous avez fait, vous et les comédiens  comme un travail de  gestation. Je suis à présent convaincu que cette pièce viendra au monde. Je vous enverrai un faire part.

Cordialement,

                                  Jean Tirelli

 

article Jean Tirelli

 

 

Écritoire présente :

lundi12 décembre 2011

Le Village des femmes

LE VILLAGE DES FEMMES

 Lecture d'un texte de Christian Moriat

à 20h au Théâtre Darius Milhaud

 

Au Niakey – pays imaginaire – Mama Nuru est une Africaine typique. Elle vaque aux occupations des femmes : quête du bois, traite des animaux, préparation des repas… Partie chercher l’eau, elle rencontre des soldats britanniques qui la violent. Son mari, Wambugu, la répudie.

Elle part avec Cece, sa fille, sauvée in extremis d’une mort certaine suite à une excision qui a « mal tourné » et Kimiso, son fils. La dernière et très jeune épouse de Wambugu décide de les accompagner.

Bannis par la communauté, ils errent jusqu’au moment où, avec l’aide du griot, elle crée Amajo, un village d’accueil pour les femmes battues, interdit aux hommes.

Le village des femmes prospère, les hommes jalousent… Entre eux, la guerre est déclarée.

 

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha 

avec :

M. Fomba, T.Mandine, Mbembo, M.Tia Diagne, K. Diarra, A. Ma

Mamadou Fomba, Tania Mandine, Mbembo, Mbathio Tia Diagne,

Kadi Diarra, Aboubaka Maïga, Étienne Alsamia

Kadi Diarra

Céline Spang  Kadi Diarra, Céline Spang

                  C; Louis, M. Fomba, T. Mandine, Mbembo

 Christian Louis, Mamadou Fomba, Tania Mandine, Mbembo 
Chhristian Moriat 

photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman
photos Patrick Cerman

photos Patrick Cerman

sonya

compte rendu de la lecture :

D’abord, il y eut un courriel que je m’étais  permis d’adresser à Marie Josée Brakha : « Vous qui êtes en contact avec pas mal de gens, dans le milieu du spectacle, ne connaîtriez-vous pas une association susceptible d’être intéressée par une pièce dont l’action se déroulerait en Afrique… ? Attention ! Il s’agit d’une pièce très dure, puisqu’elle évoque l’excision des enfants.

- Envoyez-la moi, » m’a-t-elle répondu.

Quelques jours plus tard, elle m’apportait  sa réponse :

« Intéressante. Toutefois, vous gagneriez en intensité dramatique, en la réduisant. Elle est un peu longue. Quoi qu’il en soit, mettez-la de côté. J’aimerais bien en faire une lecture. »

Après réduction de la pièce – à cette occasion, j’ai appris à mes dépens qu’il était plus facile d’écrire que de couper- elle organisa  une soirée le 12 Décembre dernier.

C’est la quatrième lecture que Marie Josée met en scène, pour trois de mes pièces. Franchement, si je ne réussis pas, ce ne sera pas de sa faute, tant elle s’est dévouée. Mais, entre elle et moi, il y a une valeur que nous partageons : à savoir la défense de l’enfant. 

Quel délice pour moi d’entendre ce soir-là, mon texte dit par des voix africaines. Car l’Africain ne parle pas. Il chante. Et son rire est celui du cristal.

Certes, par la suite, le débat fut passionné. D’autant plus que j’avais commis l’impardonnable erreur d’avoir fait assister le père à la séance d’excision, alors qu’il s’agit d’une affaire de femmes. Ce qui a quelque peu contrarié nos acteurs – mais qui ne les a pas empêchés d’être TRES BONS. Et ce soir-là,  vraiment, j’ai regretté de ne pas être noir.

Néanmoins, à la fin, il y eut unanimité pour déclarer, qu’après correction, ils aimeraient bien la jouer.

Enfin, il y eut deux compliments qui m’ont touché.

Le premier émanant de Mamadou Fomba : « J’ai beaucoup aimé votre texte. Il est bien écrit. Au départ, j’ai même cru que c’était un Africain qui l’avait écrit. »

Le second d’Etienne Alsamia : « Des pièces sur un sujet aussi délicat, je n’en connais pas. Je me félicite que ce soit un blanc qui l’ait écrite. »

Comme quoi, il suffit de se parler pour se comprendre.

Encore une fois, merci à Marie Josée, qui a toujours fait preuve de beaucoup de dévouement à mon égard et qui, ce soir-là, a su mêler son talent d’organisatrice à son sens de la conciliation.

Ce fut une très belle soirée !  Je ne suis pas prêt de l’oublier.

Christian Moriat

C'est en effet la troisième pièce de Christian Moriat que je mets en lelcture C’est un auteur qui me touche car non seulement les thèmes qu’il choisit sont pertinents mais surtout parce que la façon dont il les traite est remplie d’empathie pour ses personnages. Son métier d’instituteur lui fait toujours prendre le parti des enfants, c’est celui de l’avenir. Et il n’oublie pas que les femmes ont tout leur rôle à jouer mais rien de manichéen dans sa vision, c’est aussi avec les hommes que se construit l’avenir, il faut qu’au moins un homme comprenne où se trouve leur propre intérêt.

 Marie Josée Brakha

Bonjour Christian,

Encore merci pour votre texte si fort et si intéressant et merci aussi car grâce à vous j'ai eu la chance d'être de ceux qui l'ont porté.

                                                                                                                              Étienne Alsamia

Bonjour,
Merci Christian Moriat, ça été une bonne expérience pour moi d'avoir participer à cette lecture, j'y croisé des gens brillants et modestes.

Des pièces sur un sujet aussi délicat il en faut d'avantage. Lutter contre cette pratique ignoble  est une cause noble et juste.
A une autre fois, ça serait un grand plaisir.
 

Cordialement.

                                                                                                     Aboubakar Maïga

Marie Josée,

Je vous remercie énormément de m'avoir fait confiance et fait partager cette très belle expérience avec vous. Cela me grandit davantage. Je suis d'autant plus heureuse que cette lecture vous ait satisfaite, connaissant votre goût de la perfection et du bon travail. Ce fut un plaisir d'avoir travaillé avec vous.

Au plaisir de vous revoir.

Cordialement.

                                                                                                    Mbathia Tia Diagne

 

Écritoire présente une reprise :

lundi 21 novembre 2011

Enfants de la pleine lune-2  LES ENFANTS DE LA PLEINE LUNE

 Lecture d'un texte de Emanuelle delle Piane

à 21h au Théâtre Darius Milhaud

mise en espace dirigée par Marie Josée Brakha et Céline Spang

avec :
poto 1

  Céline Spang,  Claire Butard, 

Jean-Pierre de Lavarene, Augustin Brat

Emanuelle  delle Piane

discute avec le public et les comédiens après la lecture

Lectures - 2011
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