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Lectures - 2009

Écritoire présente :

lundi 24 novembre 2008
FlottementFLOTTEMENT
Lecture d'un texte de Marc ISRAEL-LE PELLETIER
à 20h au Théâtre Darius Milhaud


Flottement, de manière métaphorique, explore le déclin vers lequel nous nous dirigeons, à cause du peu d'intérêt que nous manifestons à maîtriser les fléaux du monde qu'ils soient écologiques, alimentaires ou socio-économiques. «Flottement» est-elle une pièce pessimiste ? Plutôt lucide et par certains aspects tranquillement désespérée. Dès 1998, Marc Israël-le Pelletier avait jeté des notes à la hâte sur un petit carnet, en particulier la scène finale où Archibald (le barbare) fait exploser le ciel de son espace pour conquérir l'espace supérieur. On peut donc dire que l'auteur a eu une conscience prémonitoire des événements qui ont bouleversé l'Occident à dater du 11 septembre 2001.

lecture dirigée par Marc Israel-Le Pelletier
avec, par ordre de lecture
Ambre Bacci : Cindy/Paula ; Didier Morvan : Roland/les leiutenants/les hommes de science ; Malvina Plégat : le coeur/les enfants ; Yvon Bernard : le père ; David Gale : Archibald ; Marie George : lamère/Clara ; Anne-Juliette Vassort : la galeriste ; Marie Josée Brakha : les d
idascalies.

Flottement ? Je me demande : quelque chose peut-il flotter dans les pièces de Marc I-L ?

Quelques fois, il « penche plutôt pour » ou « préférerait » ou « est ouvert à toute proposition ». Mais toujours, il recherche « la manière optimale » et la « machinerie adéquate ».
Je me demandais donc comment ça allait flotter. Et ça ne flotte pas. C’est la mécanique du monde. Ça grince, ça geint, ça coince… ça tourne. Un peu follement même, tant la logorrhée carnassière des personnages emporte tout dans un flot incompressible.
Elle est l’inverse aussi ! Une logorrhée de l’incertitude, du trop plein, du débordement en tous sens où le bébé tombe sur le sol avec l’eau du bain. Civilisation ? Vide.
Le flottement ? Il est en soi, quand on est au milieu, au purgatoire.
Comme toujours, Marc I-L mâche le malaise de ce que nous sommes, la précision du ridicule qui nous tue.
Le monde, un cercle dont on ne peut sortir.
Le poids du monde. Ça ne tourne pas, ça pèse, jusqu’à l’écrasement ou l’explosion.

Sylvie Claval
Sylvie Claval collabore régulièrement avec les Éditions Théâtrales


Extraits audio de la lecture :
http://www.dailymotion.com/desmotsetdesactes/video/15372939link
http://www.dailymotion.com/desmotsetdesactes/video/15374950link
linkhttp://www.dailymotion.com/user/desmotsetdesactes/video/x95jhx_acte-iii-sc-4_creation
http://www.dailymotion.com/desmotsetdesactes/video/15375142link

 

Écritoire présente :
Lundi 9 février 2009
Si près du bordSI PRÈS DU BORD
Lecture d’un texte de Michel GENDARME 
À 20 heures au Théâtre Darius Milhaud


Michel Gendarme, loin de tout manichéisme, réunit dans un même lieu à la fois bord du monde, toit d’une cathédrale, bord d’un volcan, falaise dominant l’océan, terrasse d’un building, chemin vers les nuages, six personnages : La jeune fille paralytique, L’homme aveugle, L’homme toxicomane, La femme sourde, La femme toquée, Le jeune homme débile. Ils se disent les mots de leurs maux, la rencontre impossible, inventent des amours, transgressent les normes aseptisées.
Un vaste champ de possibles s’ouvre où se jouent les destinées des êtres humains mis en différence depuis des millénaires : entre la chute et l’envol.

Lecture dirigée par Pol White

Y. Bernard, H. Degy, D. Gale, J-L Levasseur, A. Morier, D.
avec (assis de gauche à droite) : Julie Petitrenaud, David Gale, Hélène Degy, Anne Morier, Yvon Bernard, Jean-Luc Levasseur. Didacalies lues par Pol White.

Compte-rendu à deux voix de la lecture.
Le lundi 9 février a eu lieu comme convenu la lecture de mon texte « Si près du bord » dans le cadre d’Écritoire au Théâtre Darius Milhaud à Paris.
Je remercie Marie Josée Brakha de développer cette action qui permet ainsi à des textes « difficiles » d’émerger. Et merci au dir. du Théâtre, Vincent Auvet. 
Cette très belle lecture, intéressante, intelligente, dirigée de main de maître par Pôl White et les six comédiens méritait plus de public pour l’entendre et la voir. Mais, en prime, déjà quelques suites envisagées à ce premier travail…
Michel Gendarme
J’ai eu le plaisir de voir partagé mon intérêt pour ce texte qui, parlant du handicap d’une manière à la fois réaliste et poétique, nous permet de questionner notre regard sur les hommes, les femmes ciblés généralement comme étant hors-norme.
Michel Gendarme a été heureux d’entendre les remarques des personnes présentes et de discuter avec celles qui l'ont souhaité autour d’un pot qu’il avait eu la gentillesse de proposer.
Marie Josée Brakha  

 

Écritoire présente :
lundi 16 mars 2009
Ils seront là bientôt, les hommesILS SERONT BIENTÔT LÀ, LES HOMMES ?
Lecture d'un texte de Michel BELLIER
à 20h au Théâtre Darius Milhaud

 
Si quelque chose est susceptible de mal tourner,
alors ça tournera nécessairement mal
Edward A.Murphy Jr 1949
 

Michel Bellier a écrit un conte de fées paranoïaque et humoristique.
Un trio d'individus Yak, Sol et Bel, jouit de minutes paisibles. Autour la nature est sereine, l’air vivifiant. Ambiance bucolique….
Mais tout corps plongé dans un milieu étranger subit une pression telle que ses facultés intellectuelles s'altèrent. Nos trois compères sentent  soudain sourdre une menace. Diffuse. Insaisissable.
Quelle est-elle ? D’où vient-elle  ?
La peur est une maladie intellectuellement transmissible. Et nos trois clowns métaphysiques vont s’enfoncer et se perdre dans la forêt de leurs angoisses où les arbres cachent plus d’une ombre…
Ils seront là bientôt, les hommes ? serait comme le chant d'une humanité qui tourne en rond, croise, sans cesse, ses propres traces et se perd en gesticulations grotesques.
Enfermée dans le sous-bois de ses terreurs reptiliennes, elle sait si bien les rendre collectives.

Ils seront là bientôt, les hommes ? est édité chez "l'Acte Mem"

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha

Avec
Franck Amiack : l'autochtone ; Yvon Bernard : l'ombre ; Karine  Boymond : Yak ; Eva Cendors, : Sol ; Jacques Leplus : le portier ; Virginie Paluskiewicz : Bel.

 

Je souhaite vous remercier. Je crois que nous avons fait du bon travail tous ensemble. J'en veux pour preuve le fait que Michel Bellier a découvert que sa pièce fonctionnait également sans être sexuellement connotée si les trois personnages principaux étaient des femmes.

Amicalement.                 Marie Josée Brakha

 

 

 

Écritoire présente :
lundi 20 avril 2009
PhilomènePHILOMÈNE OU LA CRISE DE CROISSANCE
(fantaisie féroce)
Lecture d'un texte de Martine DRAI
à 20h au Théâtre Darius Milhaud

 

Philomène découvre un matin que le temps passe, et qu’elle va avoir 7 ans. Or 7 ans, elle le sait, c’est l’âge de raison – et ça la met en état de choc. Il faut qu’elle pose des questions, il faut qu’on réponde à ses questions. Elle cherche, elle cherche… Et elle réclame à grands cris sa ration de paires de claques car il n'y a que ça qui la calme vraiment. Mais ses mauvais parents ne les lui distribuent qu'avec parcimonie.... Et ni le chat Raymond, ni le Bossu, ni le Tripier ne peuvent rien pour elle… Et le temps passe, inexorablement…
Arrive enfin le jour de son anniversaire. Et le problème se dénoue, fort  heureusement, dans un bain de champagne et un concert de claques. Philomène tombe brutalement dans un paisible sommeil de sainte. Dont elle se relèvera, bien sûr - car, d’une part, elle l’a prédit  et, d‘autre part, le temps passe, inexorablement…


Lecture dirigée par Marie Josée Brakha
PhilomèneAvec (de gauche à droite) : David Gale, Carole Rousseau, Henri Kogan, Virginie Paluskiewicz, Yvon Bernard, Jacques Leplus.

Compte-rendu à deux voix de la lecture.
Un grand merci à Marie Josée Brakha et à l’équipe d’excellents acteurs qui ont assuré, au Théâtre Darius Milhaud, la  lecture du 20 Avril, où j’ai eu le plaisir d’entendre mis en voix « Philomène ou la crise de croissance », texte qui fait partie de la sélection Entr’Actes (Actes du Théâtre, SACD), et sera publié dans quelques mois au Bruit des Autres.
C’était, pour cette comédie, la première prise de contact avec le  plateau. Nous n’étions pas nombreux côté spectateurs, mais les rires peuplaient l’espace, aussi je  garderai de cette soirée un très joyeux souvenir.
Martine Drai 23 avril 2009
Je remercie également les comédiens qui ont assuré cette lecture et je me réjouis du fait que Martine Drai a vu dans cette lecture la confirmation qu’elle devait monter cette pièce, ce d’autant plus qu’elle le fera probablement avec des comédiens qui ont participé à cette aventure.
Marie Josée Brakha

 

 

 

Écritoire présente :
lundi 18 mai 2009
Mère de guerreMÈRE DE GUERRE
Lecture d'un texte de Adolphe Nysenholc
à 20h au Théâtre Darius Milhaud

 

Un fils, à l’heure dernière, voit revenir in extremis la marraine qui l’a recueilli durant la guerre et sa mère qui a dû l’abandonner. L’une, qui a préservé l’enfant de la déportation, est décédée très âgée ; l’autre a disparu jeune dans les camps. C'est grâce au parrain qu'il les retrouve. Autrefois préposé aux enterrements, ce maître de cérémonie continue de fonctionner dans l'au-delà mais en sens contraire : il ramène les morts au monde pour un soir. Les deux femmes ainsi réunies au chevet de "leur" enfant revendiquent chacune leur statut de vraie mère.
Le fils est sommé de choisir. Avec qui ira-t-il dans la mort ? Comment pourra-t-il trancher ce jugement de Salomon ?

 

avec assis, de gauche à droite :

 La mère : Karine Bétou ; La marâtre : Carole Rousseau ; Le fils : David Gale ; Le parâtre : Jacques Leplus.

Les didascalies : Marie Josée Brakha

C. Rousseau, K. Betou, D. Gale, A. Nysenholc

lecture dirigée par Adolphe Nysenholc

 Compte-rendu à deux voix :
J'ai été profondément touché par l'élection d' “Ecritoire”. Mes morts allaient être incarnés, ils allaient revivre, ils allaient revenir en un lieu inconnu par eux. Quatre comédiens de la Ville Lumière les ont sortis de l'ombre pour un soir et les ont fait apparaître dans toute leur inquiétante étrangeté. Ils m'ont ému. Rencontrer des acteurs qui croyaient à ce point dans cette pièce fut un bonheur. Pour le public aussi. Les réactions lors du débat l'ont attesté.  A Marie Josée Brakha, comme à ceux et celles qui ont fait aimer ce texte, toute ma gratitude.
Adolphe Nysenholc
Je remercie Adolphe Nysenholc d’avoir participé à cette aventure et d’avoir parfaitement dirigé la lecture de son texte. Ce fut une expérience enrichissante pour lui et les comédiens. L’aventure toujours merveilleuse qu’est l’échange entre comédiens et auteur s’est déroulée avec beaucoup de générosité. A. Nysenholc a initié un dialogue riche et passionnant avec le public qui a pu poser toutes les questions que ce texte prenant suscite. Et tout s’est terminé par ce qui devient coutumier, le pot de l’amitié proposé par l’auteur.
Marie Josée Brakha

 

 

Écritoire présente :

 

lundi 22 juin 2009 

Vénus et Adam

VÉNUS ET ADAM
Lecture d'un texte de Alain Foix
à 20h au Théâtre Darius Milhaud


"Vénus et Adam" regorge de réflexions profondes et imagées sur l'humanité et sur les rapports entre les peuples et les limites les plus solidement ancrées de notre tolérance. Tout part du corps démembré d'un jeune Africain, retrouvé vêtu d'un short orange dérisoire, tache de  lumière indécente sur l'horreur. Un journaliste français, un policier sino-britannique et la troublante scientifique Vénus Baartman, Sud-Africaine d'origine initiée au culte vaudou, se lancent dans une quête à la fois policière, identitaire et existentielle. Alain Foix efface le contraste entre l’ombre et la lumière, entre le noir et le blanc. Il rejoue le dialogue des altérités en questionnant celles des origines.

Lecture dirigée par l’auteur, avec :
Sonia Floire : la femme de science ; Philippe Dormoy : le journaliste ; Jim Limas : le détective ; Marie Josée Brakha : didascalies ; Patrick Marcland musique et environnement sonore.

Cette lecture constitue un nouveau pas vers la création de cette œuvre distinguée par le Grand prix Beaumarchais… Lecture comme un chantier ouvert à la réflexion et au dialogue entre le public, l’auteur, les comédiens et la production. En ce sens, l’invitation qui vous est faite de participer à cette lecture n’est pas seulement au titre de simple spectateur, mais aussi comme possible partenaire critique, au sens positif, sur la réflexion d’une œuvre en processus de création. Ainsi, à l’issue de cette lecture, Alain Foix et son équipe ouvrira un débat avec le public sur les différentes impressions, analyses et critiques inspirées par cette pièce en chantier ouvert.


En février 2004, je fus saisi par lecture d’un fait divers rapporté par Christophe Boltanski, envoyé spécial de Libération. Le 21 septembre 2001, à hauteur de Tower Bridge, sur la Tamise, on découvrit un curieux objet flottant entre deux eaux. C’était le corps, affreusement mutilé, d’un enfant noir sans tête, ni bras, ni jambes, juste un tronc recouvert d’un short orange.  Scotland Yard qui s’était saisi de l’affaire appela Adam  cet enfant né du limon ,et se lança, avec d’énormes moyens d’investigation scientifique, dans une incroyable enquête qui s’étendit en Allemagne, en Afrique du Sud et au Nigeria. Nelson Mandela, en personne, fut contacté par Scotland Yard et lança au monde entier un vibrant appel pour retrouver l’identité de cet enfant qu’on supposait au départ Sud Africain à cause de la ressemblance entre ce crime et un rituel ancestral qu’on croyait oublié. Ainsi le monde entier se penchait sur ce petit corps d’enfant témoignant d’un acte de barbarie.
Dans le même temps, Nelson Mandela demandait à la France de lui restituer le corps de Saartjie Baartman dite la Vénus Hottentote, née en esclavage en 1789, décédée à Paris 25 ans plus tard, après avoir été montrée dans des zoos humains en Angleterre et en France où elle finit sa vie comme prostituée avant d’être « empaillée » par le savant Georges Cuvier et exposée ainsi dans la plus complète nudité au Musée de l’homme jusqu’en 1974. Georges Cuvier à qui on avait présenté Saartjie Baartman de son vivant comme une curiosité du monde animal, et qui l’examina, fut sans doute perçue par Saartjie Baartman comme un  grand sorcier français (un balawo).
 La France rendit la « Vénus Hottentote » en l’an 2002 à l’Afrique du sud, afin qu’elle reçoive la sépulture qu’on lui avait refusée.
Ainsi un acte de barbarie commis par un balawo qui, au nom d’une croyance ancestrale, fait de la Tamise le sépulcre d’un enfant sacrifié, semblait par l’actualité répondre à un autre acte de barbarie, commis au nom de la science sur le corps d’une femme à qui on refusa pendant un siècle une sépulture  décente.
Je décidais donc de me saisir de ce fait divers pour écrire ce drame musical autour des personnages d’Adam et de Vénus qui renvoient de manière symbolique et archétypale à la question de l’origine et du crime inaugural.     
                                                 Alain Foix 

 

Écritoire présente :

lundi 21 septembre 2009

le silence odieux ...pianoLE SILENCE ODIEUX DES PIANOS QUI SE NOIENT
Lecture d'un texte de Alain Girodet 
à 20h au Théâtre Darius Milhaud
 

Catherine Crater, lieutenant stagiaire de police à Guingamp, est chargée d’interroger un homme retrouvé nu, hébété, sur une plage bretonne. Au cours d’un « dialogue » où l’Autre est silencieux, interrompue parfois par le téléphone, passant de l’autorité policière à la confidence féminine, elle finit par nouer avec cet homme un lien étrange fait de confiance et de douleur.
On ne saura jamais pourquoi Catherine prend finalement une décision. Elle garde sa part de mystère en empiétant sur le mystère de l’Autre : la femme s’impose à l’homme en décidant pour lui. Une façon comme une autre de dire l’amour, et d’en rester le maître.

D’abord inspiré par le fait divers de « l’homme piano » (un homme retrouvé nu sur une plage, en Angleterre, en apparence totalement amnésique, fortement perturbé, muet devant ceux qui l’interrogeaient, dessina un piano.), Alain Girodet a cherché à mettre en scène une de ses préoccupations théâtrales : placer en vis-à-vis deux comédiens dont l’un, volubile, se heurte au mutisme de l’autre. Il construit son texte autour de la dualité immémoriale de l’homme et de la femme, du silence et du verbe, de la contrainte et de la liberté. La femme parle, se parle et l’homme tait, se tait mais sa présence est impressionnante.


Le Silence odieux des pianos qui se noient est édité chez Durand Peyroles (l'affiche est tirée de la couverture du livre).

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha 

 avec Audrey Fournier et Vincent Gosciniak

Le silence odieux des pianos qui se noient
A. Fournier, V. Gosciniak, A. GirodetCompte-rendu de l'auteur  (à droite) :

Cette lecture a été riche d’enseignements pour l’auteur que je suis. Elle a été magistralement orchestrée par Marie Josée Brakha que je remercie du fond du cœur, et très bien défendue par les deux comédiens qui se sont donnés avec énergie et talent. J’en ai retiré une impression d’épaisseur et de densité de la trame dramatique, et quelque chose d’un « malaise » épais, d’une densité de vécu, que j’avais de fait cherché à traduire en mots.
Les commentaires et les suggestions du public ont été intéressants et riches. Cette soirée était placée sous le signe de la convivialité et de l’échange : on ne saurait espérer davantage.
Je souhaite longue vie à "Écritoire" qui permet ainsi à des auteurs de «tester» leurs écrits en conditions réelles et apporte ainsi des éclairages essentiels au travail solitaire de l’écrivain. Merci à tous.

    Alain Girodet 

 

Commentaires :

J'ai passé une excellente soirée le 21 septembre dernier avec la lecture dirigée du « silence odieux des pianos qui se noient ».
Le sujet original nous montre comment un dialogue avec une personne muette est possible, ce silence de l'acteur permet à la sensibilité de s'exprimer.
Les acteurs mais également la réalisation de cette lecture, le contact final avec l'auteur, les acteurs et l'ordonnatrice de cette lecture nous ont donné un supplément de satisfaction.
très belle soirée
Roland Kiner

 

Le 21 septembre 2009 l’association « des Mots et des Actes » nous a proposé un texte très pertinent d’Alain Girodet pour une mise en lecture publique, interprétée par deux très bons acteurs.
Marie Josée Brakha a su par une mise en scène subtile, relever la gageure de mettre face à face une femme de plus en plus volubile et un homme totalement muré dans le silence.
Le silence de l’homme permet à la femme de livrer des pans douloureux de son histoire et d’ébaucher une analyse de sa vie. Le spectateur est pris jusqu’au dénouement, par l’histoire de cette femme qui se dévoile peu à peu alors que le mystère de l’homme s’épaissit.
Marie-Josée Brakha a montré l’étoffe d’une vraie metteuse en scène de théâtre.
Dorothée Anis

 

Ce fut un plaisir d’assister le 21 septembre 2009 à une lecture d'un texte au titre un peu bizarre « le silence odieux des pianos qui se noient ». Ce texte si bien servi par la Comédienne, ainsi que par le comédien qui a un rôle bien particulier, puisqu’il ne dit rien, un rôle difficile au demeurant, m'a beaucoup intéressé, par le sujet évoqué, les questions sur l'identité, sur le quotidien, sur les relations homme/femme en milieu professionnel…
L'autre aspect peu habituel fut la possibilité de discuter avec le metteur en scène du spectacle et avec l'auteur, un échange instructif et, au final, plutôt rare à Paris
Merci à toutes et tous pour ce très bon moment de Théâtre
Yves Avigdor membre de la troupe amateur du Centre Edmond Fleg

 

Cette pièce et le débat qui a suivi m'ont permis de découvrir l'auteur de ce texte, le travail de mise en scène dont le résultat est magnifique.
Tout le long du spectacle, le jeu des acteurs évolue pour assister en quelque sorte à la confusion des sentiments.
Expérience à renouveler.

 

Écritoire présente :
lundi 26 octobre 2009
Je dédie cette soirée à la mémoire de Daniel Pearl
Selon le voeu du Dr Judea Pearl et de Ruth Pearl qui, pour perpétuer la mémoire de leur fils, le journaliste Daniel Pearl, l'homme, l'humaniste, le musicien, assassiné par des islamistes au Pakistan, parrainent l'organisation de manifestations dans le monde entier pendant le mois d'octobre, mois de la naissance de Daniel Pearl.
En 2002, le supplice indicible de Daniel Pearl a été sadiquement filmé par ses assassins. Images insoutenables que beaucoup d'entre nous ont refusé de regarder. Depuis, tant d'autres innocents ont été, comme lui pris, en otages et assassinés.
Judea Pearl n'appelle pas à la vengeance. Il prône la justice et la fermeté face au terrorisme, pas la haine.

www.danielpearlmusicdays.org/events.php
     Marie Josée Brakha

Beaux discours
LES BEAUX DISCOURS
Lecture d'un texte de Pascal Tresson 
à 21h au Théâtre Darius Milhaud
 

Lors d'un repas de réconciliation, qui se répète à l'envi au cours de générations successives, une dispute éclate entre Aéropé - sous ses avatars successifs - et Thyeste. Leurs échanges, sous le regard ironique ou plein de bon sens du chœur et des trois Euménides, évoluent vers un accord intellectuel de plus en plus net, aux dépens d'Atrée qui ne peut que maudire son rival.
La spirale du malheur prendra-t-elle fin ? La civilisation et l'attitude raisonnable de la jeune femme apporteront-elles la tolérance ? Les Hommes arriveront-ils à se débarrasser de leurs superstitions et renonceront-ils, en assumant leur destin, aux exclusions et aux conflits ?

Pascal Tresson
a écrit une comédie burlesque qui nous permet de prendre une distance amusée par rapport à notre civilisation du bonheur et de la consommation.

lecture dirigée par Marie Josée Brakha
avec Aurélie Babled (Aéropé), Marie Josée Brakha (Mégère), Maria Fonzino (Alecto et Tisiphone), David Gale (Atrée), Régis Romele (Thyeste)
, Cédric Sebag (les choristes), Isabelle Théobald (chef du chœur).

compte-rendu de la soirée
  :
Très agréable soirée ce lundi 26 octobre où j’ai entendu ma pièce « Les beaux discours », lue par sept comédiens talentueux qui ont su mettre les mots et le sens en valeur. L’aspect humoristique ne fut pas oublié et tous méritèrent les applaudissements et les compliments d’un public hélas plus que restreint. Deux extraits de la nouvelle pièce de José Valverde ont suivi, permettant à chacun de poursuivre sa réflexion sur l’intolérance sans perdre le sourire pour autant. Ce sympathique auteur dut s’éclipser rapidement mais laissa à l’assistance le soin de continuer à échanger devant les rafraîchissements qu’il avait eu la gentillesse d’offrir. C’est donc dans la bonne humeur que la soirée s’acheva, comme elle avait commencé. 
Merci  encore et bonne continuation.

                                                                    Pascal Tresson

http://pascal.tresson.free.fr/

 

MAHMUD
Lecture d'extraits d'un texte de José Valverde

La soirée se terminera par la lecture d’extraits d’une pièce écrite par José Valverde. Il a choisi de reprendre le « Tartuffe » de Molière et de l’adapter à notre temps. J’ai voulu lui donner l’opportunité de confronter son projet au public.

Un homme politique iranien continue à proférer des menaces contre la paix du monde en poursuivant, semble-t-il, la mise au point par son pays d’une bombe atomique.
Mon personnage de théâtre n’a que le prénom de ce personnage car il n’est que l’image que je m’en suis formé à travers les médias. Il suffit d’observer son comportement cauteleux lors de ses apparitions télévisées pour se convaincre de sa qualité d’hypocrite, parlant de Dieu avec exaltation. Cela ne l’empêche pas d’être vraisemblablement sincère dans ses convictions donc plus dangereux encore, comme Hitler, qui était fanatiquement convaincu de préparer le bonheur d'une "humanité" supérieure.
Cette « œuvrette », a surtout pour ambition de rappeler à ceux qui prennent plume aujourd’hui pour divertir leurs contemporains, grâce au théâtre, qu’ils ont aussi la responsabilité de prendre parti dans les problèmes qui agitent la cité.
Dans toutes les périodes, cela fut l’honneur du théâtre de le faire. Jean-Baptiste Poquelin le fit dans les limites bien étroites fixées par la censure de l’église et la censure du Roi. Aujourd’hui, la censure est surtout « autocensure ». En prétendant qu’écrire sur ce fou fanatique était dangereux, on n’a fait que me confirmer dans mon intention.

      José Valverde

lecture par José Valverde, Isabelle Théobald et Marie Josée Brakha 

 

 

Écritoire  présente :

lundi 30 novembre 2009

Elle et luiELLE ET LUI
Lecture d'un texte de Alain Gras 
à 21h au Théâtre Darius Milhaud
 

Un homme chez lui. Il est tard. Il est fatigué.
“Elle” frappe à sa porte et prétend qu’elle est sa fille.
“Elle” insiste pour rentrer chez lui et lui raconter l’histoire, son histoire, leur histoire...
“Lui” n’a qu’une certitude : bientôt il passera devant la justice.
Ce soir cette femme l’oblige à considérer ses actes, sa vie.
Qui détient la vérité ?
L’affrontement peut commencer.
 

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha

Elle et lui       avec Jean-Jacques Chollet et Donatelle Medina
      Après la lecture, Alain Gras échange avec le public
compte rendu de la soirée par l'auteur
"Nous ne prendrons jamais le petit déjeuner ensemble, Papa" les derniers mots de ma piéce "Elle et Lui" lue ce soir là dans le cadre d'Écritoire.
Marie Josée me fait signe et je rejoins les deux comédiens qui viennent de dire avec engagement et talent les mots.
Très vite les questions viennent de la salle, de ce public à la belle écoute attentive.
Échange chaleureux où chacun exprime comment il a reçu le texte et comment il chemine en lui.
Nous sommes là au coeur du théâtre, des émotions et des interrogations qu'il fait naître.
L'échange continue autour d'un verre, des personnes qui avaient lu ce texte me disent l'intérêt qu'elles ont eu à l'entendre et l'envie qu'elles ont peut être de le faire vivre un jour.
Merci Marie Josée de faire entendre les textes d'aujourd'hui avec passion.
Ce fut un bon moment de théâtre.
Alain Gras

 

 

Écritoire présente :

lundi 21 décembre 2009

Lectures - 2009
CHASSÉS CROISÉS
Lecture d'un texte de Isabelle Théobald
sur une idée de Jean Castarede 
 
à 21h au Théâtre Darius Milhaud
 

Édouard et Delphine sont divorcés. Leur fille, Manon, est enceinte d'Henri, le meilleur ami de son père. Édouard, artiste peintre, a une aventure avec sa psychanalyste, Marie. Quant à Delphine, directrice d'une importante firme de cosmétiques, elle vit une liaison avec son associé, Adrien.
Manon refuse de dénoncer le père de l'enfant. Chacun essaie de le connaître et Henri se défausse.
D'autre part, des événements rocambolesques provoquent divers quiproquos qui entraînent les couples à se questionner…
Pour terminer l'année, « Écritoire » a décidé de choisir une pièce drôle et « légère » mais qui dit bien un certain malaise de la civilisation européenne.

Affiche réalisée à partir d'un collage d'Isabelle Théobald

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha
avec Charles Borg,  Fabrice Ferra, Gwen Julien, Eve Lorach, David Le Roch, Donatelle Medina

 
compte-rendu de la soirée par l'auteur : 
Grâce à l’association « des Mots et des Actes », ma première pièce  a pu voir le jour à travers une lecture publique dirigée très efficacement par Marie Josée Brakha. Elle a su en extraire, avec la complicité de six acteurs remarquables, tout le potentiel comique. Les rires d’un public nombreux, qui n’a pas hésité à affronter le froid d’un 21 décembre et qui est resté pour partager son enthousiasme à l’écoute de ma pièce, ont été un moment jubilatoire pour moi. Ses réactions lors du débat m’ont confortée et m’ont donné confiance pour démarcher auprès de metteurs en scène et de directeurs de théâtre.
Cette femme passionnée, qui choisit toujours des textes avec une rare exigence, donne l’opportunité à des auteurs  de faire vivre leurs œuvres et de faire connaître des textes originaux qui n’auraient peut-être pas la chance d’être incarnés autrement. Cet acte de foi où se mêlent passion et goût du risque révèle la vraie raison d’être du théâtre. Il est important que de tels lieux, ouverts à toutes les formes d’écriture, puissent continuer à exister.
Avec toute ma gratitude.

                                       Isabelle Théobald
Chère Marie Josée,
Très touchée que tu m'aies fait confiance pour cette aventure, je te remercie pour ton enthousiasme, ta persévérence et ta nature passionnée
En espérant que cette aventure continue.
Avec ma gratitude.
                                       Isabelle Théobald
 
Je souhaite ajouter qu’après la discussion, je me suis fait la réflexion que cette pièce apportait un éclairage féminin sur la société. Les femmes n’y sont pas des potiches qui répondent aux désirs des hommes mais de vrais personnages. Sans être contre les hommes, elles avancent et découvrent leurs vérités et les aident à trouver les leurs. C’est une chance pour notre association que d'accompagner un jeune auteur. Qu’elle puisse ensuite trouver les forces de défendre son texte est en soi une récompense pour nous.
                                    
Marie Josée Brakha
Commentaires :
bonjour Marie Josée Brakha,
je suis venue assister à la lecture du lundi 21 décembre, et ça m'a vraiment plu; malheureusement j'ai dû partir très vite. En tout cas envoyez moi les textes des prochaines lectures et j'espère qu'on pourra bientôt se rencontrer.
Mes meilleurs voeux pour 2010,
                                     Marina Zarna