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Lectures - 2010

attention aux publicités intempestives

elles nous sont imposées et n'offrent aucune garantie de sécurité

 
Écritoire présente :
lundi 25 janvier 2010
dégâts d'ego DÉGÂTS D'EGO
Lecture d'un texte de Erwan Larher
 à 21h au Théâtre Darius Milhaud


Le Commando Absurde Contre l’Apathie, groupuscule activiste, vient de réaliser une percée médiatique quand Georges, l’un de ses membres, plaque tout pour vivre une intense histoire d’amour avec Justine. Elle le quitte. Il revient vers ses compagnons de lutte et amis, Sarah et Louis. Ils préparent et perpètrent la séquestration d’Antoine Lazure, vedette du petit écran. Mais on s’aperçoit bien vite que chacun a un intérêt personnel dans cet enlèvement...
Cette pièce de
Erwan Larher aborde le rapport, dans une société spectaculaire et pressée, de l’individu à lui-même, aux autres et à l’absurdité – au sens de Camus – du monde. Il y est question d’amitié, de révolte, d’amour, de passion (autrement dit de névroses), de célébrité, d’ambitions personnelles et, finalement, de comment faire pour (sur)vivre le mieux possible.

Dessin de l'affiche : Lou Lussier

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha avec :

Dégâts d'egoStéphane Aubin, Marie Le Cam, Didier Girauldon,
Marina Zarna, Giuseppe Furia
et, derrière, venu les rejoindre après la lecture, l'auteur, Erwan Larher


Compte-rendu de la soirée par l'auteur : 
Quelle belle énergie, quel enthousiasme vivifiant insuffle Marie Josée Brakha à son « Ecritoire »  !
Dans la chaleureuse petite salle du Théâtre Darius Milhaud, le public est attentif aux mots, qu’incarnent les talentueux comédiens de la distribution – et ne minimisons pas l’importance du rôle de notre hôtesse, qui dit les didascalies. Si, si, essentielles dans une lecture, les didascalies !
Je dois bien avouer maintenant avoir eu un peu peur.
Dégât d’ego, de par sa construction et les nombreuses actions effectuées par les personnages au fil de l’intrigue, n’est pas une pièce qui se prête facilement à l’exercice de la lecture – exercice pour lequel j’avais de surcroît des a priori plutôt négatifs, à base d’ennui lénifiant et de voix qui sonnent faux, comme si on payait sa place de cinéma pour feuilleter le story-board...
J’avais un peu peur, donc, et j’avais tort.
J’ai vécu un moment intense, le corps tendu, l’esprit acéré, tout entier emporté pourtant, délicieux paradoxe, par ce que nous offraient généreusement les comédiens. Je ne suis pas peu fier d’eux, de Marie Josée, du texte aussi, je peux le dire sans forfanterie tant le bougre finit irréfragablement, au fil de l’écriture, par tracer sa propre voie, trouver son ton et son articulation propres ; on a beau jouer les auteurs, revendiquer une paternité, en tenter (maladroitement pour ma part ce soir-là) l’exégèse, le texte s’en moque, il est passé à travers vous, s’est imposé à votre volonté, et quelle plus belle preuve de son indépendance que l’humble plaisir de le découvrir comme un simple spectateur, par un soir frisquet d’hiver, assis au troisième rang ?
Je conclurai d’un mot : merci.

                                               Erwan Larher 

 

 

Écritoire présente :
lundi 8 mars 2010

 

« Écritoire » exerce son droit de suite.

Nous avions proposé à José Valverde de lire des extraits de son texte, qui s’appelait “Mahmoud”. Depuis, il l’a profondément modifié et nous avons décidé de mettre en lecture ce qu’il est devenu : “Fahnatox”.
 

Je dédie cette soirée aux femmes victimes de violences,
quelles qu'elles soient.
Marie Josée Brakha

Fahnatox

FAHNATOX ou L'IMPOSTEUR
Lecture d'un texte de José Valverde 
à 21h au Théâtre Darius Milhaud

.
En 2013, dans une ville de la banlieue parisienne bien tranquille, la famille de monsieur Morgon possède une petite entreprise de  confection de robes de mariées que les circonstances économiques  difficiles ont contraint à se lancer dans la fabrication de burqas. Un  illuminé d'Allah s'est introduit dans l'entreprise et a converti toute la  famille à l'intégrisme musulman, ce qui est bien son droit, après tout !
Mais hélas ! Fahnatox, le « prêcheur », est un vulgaire imposteur,  recherché par Interpol pour ses multiples exactions dans un pays du  Moyen Orient dont il a été chassé par une révolte populaire.
José Valverde  s'est amusé à prendre pour modèle la magnifique pièce  de Molière qui amena pas mal de soucis à son auteur non pour  stigmatiser l'islam mais ces prédicateurs hypocrites qui n'ont d'autre  ambition que la conquête du pouvoir…
Vous l'avez compris il s'agit d'une simple petite comédie et rien de plus !
 

lecture dirigée par Marie Josée Brakha
avec :


Fahnatox 3Fahnatox 1

Karine Betou, Jean-Paul Cessey,
Jean-Jacques Chollet, Michel Santelli, Isabelle Théobald

Fahnatox José 

Donatelle Medina

José Valverde échange avec le public


compte-rendu de la soirée par l'auteur :
Marie Josée est merveilleusement folle!
C'est avec cette folie qui déplace les montagnes qu'elle fait entendre des oeuvres comme la mienne qui risquait bien, sans elle, de n'avoir jamais été proférée. En permettant à l'auteur, lu par de véritables professionnels de talent, d'entendre son oeuvre, de remettre sur l'établi et de limer, changer, préciser, couper, elle participe activement à la création.
VIVE LA FOLIE AU SERVICE DU THEATRE !!!

A tous, j'ai envie de dire merci et vous redire comme votre lecture m'a aidé pour le travail que je dois maintenant entreprendre pour essayer de faire jouer cette pièce et par qui?
Par vous qui l'avez défendu avec autant de cœur dans toute la mesure où je le pourrais. Bien sûr si elle est prise à la Comédie Française... Mais si je gagne le gros lot à la loterie et que j'achète le Théâtre de Paris ou le Marigny, nous nous retrouverons! Ou pour toute opportunité plus modeste.
C'est banal qu'un auteur soit content d'avoir entendu son texte! Après des centaines de lectures de pièce je sais comment les auteurs sont dans cette situation et pour moi c'est la première fois que des acteurs que je ne connaissais pas, que je n'ai pas choisis et que surtout je ne rétribuerai pas pour leur travail de professionnel, lisent "publiquement!" une de mes pièces.
Je dois vous dire que vous m'avez fait trouver ma pièce pas mal.
Ce n'est pas un chef œuvre impérissable mais elle peut donner du plaisir à un public et participer à un utile combat d'idées.
Je vous souhaite à tous de tout mon cœur de trouver vite des contrats fabuleux pour que vous puissiez continuer à faire ce beau métier de théâtre.
je vous embrasse affectueusement
                                                       
José Valverde 

 

Commentaires :

Merci pour la soirée d'hier. Merci pour la générosité dont vous avez fait preuve en effectuant votre lecture pour si peu d’auditeurs. Mon meilleur souvenir - et, sans m'avancer trop, celui de Georges - aux lecteurs-comédiens dont le talent a fait oublier qu'il ne s'agissait pas d'un texte mis en scène. Que ce public ait été très limité ne doit pas vous décourager. C'est le lot commun de beaucoup de comédiens qui jouent sous la chape de soie et de lumière des têtes d'affiches aimées des media. Mais même sous cette chape, la ténacité et la persévérance portent des fruits.
Bien amicalement, Pierre Lagorce.

 

Écritoire  présente :

lundi 19 avril 2010

palimpsesteLE PALIMPSESTE AMOUREUX

Lecture d'un texte de Marwil Huguet 
à 21h au Théâtre Darius Milhaud
 

Monia, une femme d’aujourd’hui, revendique de parler d’Amour… avec un grand A. La voix amère de Thierry, qui relit une lettre de rupture avant de l’envoyer à sa destinataire en 1983, lui répond. Vient Camille, elle raconte 1968, une histoire d’asperges et le retour à la terre de deux intellectuels. La mémoire se soulève comme un rideau au vent découvrant Colette tricotant les mobiles d’un crime passionnel. Le vent court sur des cimetières - moins silencieux qu’on le croit... Assis sur la rive de l’Enfer du souvenir, Jean-Luc et Raymond commentent leur expérience d’hommes et tentent de recoudre leur amour déchiré.
Marwil Huguet superpose trois vies de couple sur trois périodes, de 1944 à nos jours. Des murmures entrecoupés de cris, des sanglots et des rires, des questions sans réponse et une quête inlassable d’AIMER


lecture dirigée par Marie Josée Brakha

Le palimpseste amoureux 1Le palimpseste amoureux 2

 

 

 

 

avec    Claire Mailles, Jean-Paul Cessey,  Astrid Adverbe,

Jean-Jacques Chollet,

Donatelle Medina, Michel Santelli

Marwil Huguet échange avec le public après la lecture

 

compte-rendu de la soirée par l'auteur :

 Bonjour à tous,

je reviens vers vous un peu tardivement depuis votre lecture du Palimpseste amoureux mais je n'avais pas accès à ma boîte, étant en déplacement.

Le Palimpseste amoureux est né de la demande de Marie Josée Brakha, suite à sa découverte de Parole d’hommes puis d’Un amour de femmes, de mêler les deux textes en une pièce cohérente afin d’avoir la confrontation de la parole masculine et féminine. Plus qu’un "aller-retour entre Monsieur et Madame", il s’agit d’entendre l’écho de ces expériences croisées vécues par trois générations différentes.

Je vous remercie d'avoir accepté de prendre en charge cette lecture dont je sais qu'elle n'est pas aussi aisée que celle d'une pèce d'un Labiche ou Courteline ! Pour certains rôles sans doute, elle a pu paraître ardue au premier abord à l'un ou l'autre d'entre vous.

La force de l'Âme nécessaire aux grands combats : le vôtre en est un, Marie Josée. Que les "esprits" de la création vous protègent et vous aident dans votre mission.

je vous adresse toutes mes amitiés et j'allais oublier : BRAVO

Marwil Huguet  

 

 

Écritoire  présente :

lundi 17 mai 2010

Il va bientôt faire nuitIL VA BIENTÔT FAIRE NUIT

Lecture d'un texte de Jean Renault
à 21h au Théâtre Darius Milhaud 
  

Les services secrets découvrent que le gouvernement est sous la coupe d'une officine mafieuse. Est-il légitime d'éliminer sans jugement les leaders d'un coup d'État souterrain ? Comment peut-on le décider, l'exécuter, puis le vivre ?
Jean Renault questionne le doute, l'angoisse et les remords des acteurs d'un jeu glacé dont l'« Humanité » est à la fois l'enjeu et la cible…

  Il va bientot faire nuitlecture dirigée par Marie Josée Brakha

avec : David Gale, Gilbert Edelin, Ana Bara, Michel Santelli.

 

compte-rendu de la soirée par l'auteur (à droite) :

 "Il va bientôt faire nuit. Sous la direction de Marie Josée, les comédiens ont su s'emparer d'un texte que je crois difficile, le rendre lisible et attractif.
Le spectateurs ont beaucoup apprécié la lecture.
Elle m'a permis de percevoir les imperfections résiduelle du texte.
Et les échanges avec les comédiens et les spectateurs qui ont suivi, très précis et très précieux, devraient me permettre d'encore améliorer l'ouvrage.
Ce qui est le but essentiel d'une bonne lecture.
Que la metteuse en scène et les quatre comédiens soient remerciés pour l'avoir choisi et mis en voix."

 

 Écritoire  présente :

lundi 28 juin 2010

Jamila

JAMILA OU L'ENFANCE LAPIDÉE

 Lecture d'un texte de Christian Moriat 
à 21h au Théâtre Darius Milhaud

 Quelque part en Afghanie, Jamila Shorun, 13 ans, est seule à la maison. Son père est sorti avec sa femme car, dans ce pays, il est inconcevable qu'une femme sorte seule. Un dalibon, à la recherche d'un "terroriste" qu'il croit réfugié dans cette maison, fait soudain violemment irruption et la découvre, sans burqa, en train de jouer avec une Barbie-"poupée juive", symbole de l'Occident pervers. Arrêtées, Jamila et la Poupée sont traînées par le Munkrat, devant le Tribunal pour la Répression du Vice et la propagation de la Vertu.

 Christian Moriat a écrit un vibrant réquisitoire contre les violences faites aux femmes dans certains pays du Moyen-Orient.

photo de l'affiche  : Bernard Simon ©

 

Dans ces temps où il devient difficile de parler sereinement de la liberté des femmes, ce texte aborde avec sensibilité, poésie et empathie le sort des femmes des pays où elles sont “emburqanées". Témoignage au Sénat de Djamila Benhabib : http://www.vigile.net/_Benhabib-Djemila

lecture dirigée par Marie Josée Brakha302

  Éric Moscardo, Tariq Bettahar, Marina Zarna, Catherine Artigala, Henri Kogan

et l'auteur, Christian Moriat  

Compte-rendu de l'auteur :

 Il faisait chaud et clair, ce soir-là. Clair dans mes mots. Chaud dans la salle.

Marie Josée avait revêtu son costume de « diseuse-de-didascalies » - c’est de la «dynamique», cette petite personne-là !

Un tribunal de l’Inquisition plus vrai que nature avait été dressé. Nous n’étions plus à Paris. Nous étions loin, là-bas. Au cœur de l’Afghanie. Au pied des monts de l’Inku-Dush. Là où dansent les cerfs-volants sur les hauteurs de Bemoru.

  Mais, sur cette image d’un procès, aux accents d’un impeccable pachtoun - Bravo les acteurs ! - j’avais encore du mal à réaliser comment, et par quel miracle, un crayon, une gomme et un bout de papier avaient bien pu mobiliser autant de monde!

  Mais le miracle a un nom. Il s’appelle Marie Josée. La seule à ne pas m’avoir envoyé « bouler », lorsqu’un jour, j’avais répondu à un appel à textes de l’ « Écritoire », paru sur le site de théâtre « Le Proscénium ».

  Cette lecture ne fut que du bonheur, même si, à la fin, un membre du public m’a glissé à l’oreille  :

 « Vous êtes dangereux dans vos écrits.

- Dangereux ? Pourquoi ? ». Moi qui ai toujours pensé que toute vérité était bonne à dire. Mêmes celles qui dérangent. Surtout lorsqu’il s’agit de défendre nos rares espaces de liberté. Espaces qui se réduisent de jour en jour, comme peau de chagrin.

« Pourquoi ? Mais c’est très dur ce que vous dites. Et ce le sera encore plus si un jour votre pièce est jouée ».

 A présent, qu’adviendra-t-il de ma pièce… ? Ce n’est pas faute, pour Marie Josée, d’avoir remué ciel et terre pour la faire connaître.

 Mais, associations, théâtres et metteurs-en-scène sont, de nos jours, bien frileux, surtout pour venir écouter des auteurs contemporains inconnus et qui s’expriment dans un registre si particulier. Enfin quoi, burqas, violences-faites-aux-femmes, voyons ! Ca n’existe pas au pays de Voltaire et d’Hugo ! Et, quel casse-cou, quel aventurier normalement constitué accepteraient de prendre un tel risque pour monter Jamila ?

 Il n’y a que Marie Josée pour le croire !

 Quoi qu’il en soit, la taille de police de mon ordinateur n’est pas assez grande pour dite à chacun un Grand Merci...

 Christian Moriat

 

 

 

 

 Écritoire présente :

lundi 27 septembre 2010

paradoxes,etc

PARADOXES, ETC

 Lecture d'un texte de Jean Marc Chollet 
à 21h au Théâtre Darius Milhaud

Comédie à caractère non-humanitaire

À chacun ses paradoxes : les humanitaires engagés dans des actions de soutien aux populations déshéritées n’en sont pas moins des femmes et des hommes comme les autres. Confinés dans un environnement difficile, soumis à la promiscuité, éloignés de leurs familles, croient-ils vraiment œuvrer pour le bien ? L’arrivée inopinée de leur ministre de tutelle auprès d’un de ces groupes d’humanitaires avive les tensions entre les médecins, les infirmiers...

Jean Marc Chollet  met en exergue le ridicule des personnages, l’ambiguïté de leurs relations entre eux et la population qu’ils sont censés soigner, et il fait rire, même si le rire grince un peu parfois.

affiche à partir d'un visuel réalisé par Jean Marc Chollet

Lecture dirigée par Marie Josée Brakha

   avec :

paradoxes 3 Yoni Nahum, Samir de Luca, Michel Santelliparadoxes 4  Céline Spang, Serge Bourhis, Donatelle Medina, Jean-Paul Cessey  paradoxes J M Chollet Marie-Martine Cheveaux, Clémence Beauxis, Maroussa Leclerc       et l'auteur, Jean Marc Chollet

Compte-rendu de l'auteur :

J'ai ri...

J'ai ri...  Pourtant je connaissais la pièce ...

Et puis c'est moi qui l'ai écrite...

Eh bien malgré tout cela, j'ai passé une soirée très distrayante et très enrichissante.

Il y a sûrement des responsables à cet état de fait !

Et si c'étaient les comédiens ?

   C'est un exercice difficile, la lecture d'une pièce de théâtre ; le théâtre, c'est fait pour être joué, il faut que ça bouge, c'est visuel, les situations autant que les dialogues déclenchent les réactions des spectateurs. Et moi je sentais, derrière leur table, des comédiens prêts à se lever et à se laisser emporter par leur personnage.

   Je salue leur compétence et leur intelligence (et leur gentillesse) pour avoir réussi à entraîner le public dans cette histoire.

Et si c'était les spectateurs ?

   Recevoir tous ces mots, imaginer toutes ces situations, s'y retrouver, dans le temps, dans l'espace, reconnaître qui est qui dans les personnages, prendre le temps de rire sans perdre le fil ; bravo à ce public qui  a manifesté une attention extrème ; la discussion d'après lecture a montré à quel point chacun a puisé dans le texte matière à une réflexion fort intéressante.

   Je suis très gratifié par votre accueil et votre amabilité.

Et si c'étaient « Des mots et des actes » et Marie Josée Brakha ?

   En effet, sans elle, rien de possible, pas de pièce, pas de lecture, moins de culture,  moins de débat, moins de rencontres, moins d'intelligence. Bravo de continuer à nager à contre-courant, à privilégier vos idées et votre instinct dans le choix des pièces, sans contraintes de mode, de people ou de politiquement correct.

Merci pour tout.

                           Jean Marc Chollet  

 

 

   Écritoire  présente :

mardi 15 mars 2011

lundi 25 octobre 2010

LeLivre de on pèreLE LIVRE DE MON PÈRE

 Lecture d'un texte de  Henri Gruvman

à 19h au Théâtre Darius Milhaud

« Le Livre de mon père » est l'histoire de la difficile naissance d'un livre : " La route est longue pour l'Amérique".

C'est aussi l'histoire d'une réconciliation d'un fils avec son père. Et la route de cette reconnaissance mutuelle, elle aussi, fut très longue !

Henri Gruvman  évoque avec humour et tendresse le dialogue compliqué entre un jeune homme qui rêve de faire du théâtre et un vieil homme plein d'amertume qui a vécu l'exlusion.

lecture dirigée par l'auteur

regard de Marie Josée Brakha

avec : Henri Gruvman,  

HenriBatia

 

 

 

 

 

                                    Batia Baum

AlexissalutAlexis Kune (accordéon) et Alain Karpati (clarinette)

Compte-rendu de l'auteur et des musiciens :

 Hello Marie Josée,

Je te remercie ainsi que l'association "Des Mots et des Actes" pour avoir permis cette lecture qui, je l'espère, contribuera à la création de cette pièce. Il est important de confronter un texte théâtral à l'épreuve du public et d'avoir des retours. Donc merci pour cette lecture et j'espère que d'autres pièces, grâce à votre action, pourront, elles aussi, bénéficier de cet appui.

       Henri Gruvman  - auteur, membre des EAT, comédien et metteur en scène

Bonjour Marie Josée

Merci pour le soutien et ton regard bienveillant sur le projet d'Henri.

Espérons que ce n'est là qu'une balle d'envoi pour ce projet car il vaut vraiment la peine d'être défendu ! D'autant que j'ai pris beaucoup de plaisir à répéter avec Henri, Alexis, Batia et toi-même.

Au plaisir donc d'une prochaine.

Bien amicalement,

       Alain Karpati

Bonjour Marie Josée,

Merci à toi pour ton écoute et ton attention. Ce fut un plaisir partagé et j'espère qu'il y en aura d'autres.

Amitiés,

          Alexis Kune

 

 

Écritoire présente :

lundi 29 novembre 2010

Pour Marilyn POUR MARILYN

 Lecture d'un texte de  Marc Israël-le Pelletier

à 19h au Théâtre Darius Milhaud

Parce qu'il nourrit une passion inconditionnelle pour Marilyn, un jeune psychanalyste new-yorkais, au cours d'une vente aux enchères mémorable, devient le propriétaire d'une peinture d'Andy Warhol représentant cette femme "idéale". Derrière cette acquisition à laquelle il n'a pu résister, alors qu'il n'en a pas les moyens, se cache Lucifer qui va conclure un pacte avec lui. Il devra conserver cette oeuvre magnifique jusqu'à sa mort, quoi qu'il arrive. En échange, il lui procurera l'argent nécessaire pour la payer. S'il venait à la vendre de son vivant, il y perdrait son âme.

affiche de Marc Israël-Le Pelletier

La présence de l'auteur a été rendue possible grâce à une aide du Conseil des Arts du Canada

Logo Marilyn

lecture dirigée par Marie Josée Brakha

avec :

Béatrice Wenger, Lisbeth Wagner, Michel Santelli, Céline Spang,

Serge Bourhis, Marie-Martine Cheveaux, Yoni Nahum.

Marylin Et Marc Israël-Le Pelletier venu discuter avec le public.

Marc Israël-Le PelletierCompte rendu de  l'auteur

Il y a quelques mois Marie Josée Brakha m’a à nouveau proposé de produire la lecture d’un de mes textes. Parmi ceux qu’elle avait lus, elle avait retenu Le Globe, Civilisation ou Pour Marilyn. J’ai préféré « Pour Marilyn » malgré le fait qu’il s’agisse d'une pièce manifestement trop longue pour une lecture à moins de la réduire de moitié, ce que nous avons fait. Nous nous sommes d'autant plus facilement mis d'accord que le Globe et Civilisation avaient déjà été créés sur scène à diverses reprises.
Il est assez courant aujourd’hui d’organiser des lectures d'oeuvres dramatiques pour les porter à la connaissance d’un large public. Mais,  souvent, on oublie la raison première d’une lecture : permettre à l’auteur d’entendre son texte, de juger de sa pertinence pour la scène, mais également de découvrir certaines facettes de sa pièce, facettes que lui-même n’avait peut-être jamais envisagées. C’est précisément ce qui s’est passé avec  « Pour Marilyn ». Marie Josée Brakha qui dirigeait cette lecture a décidé que Méphistophélès serait  interprété par une femme. Lorsqu’elle m'a annoncé son projet, j’avoue que je n"étais pas très convaincu de ce choix, mais néanmoins curieux de voir le résultat. Je dois admettre que ce fut une agréable surprise. Une lecture peut précisément servir à cela : révéler à l’auteur un aspect inattendu de son texte.
Marc Israël-Le Pelletier

Et de "Méphistophélès" :

Bonsoir Marie Josée,

je voulais t'écrire deux mots à propos de "Pour Marilyn" de Marc Israël-Le Pelletier dont nous avons fait la lecture lundi dernier. D'une part pour te remercier de m'avoir fait confiance en me confiant le rôle du diable qui n'était pas a priori écrit pour une femme. Je me suis énormément amusée à jouer ce personnage et je viens d'avoir une discussion avec Marc par mail : je crois que ça lui a ouvert des perspectives ! Il trouve que c'est une excellente idée et il envisage sérieusement de monter la pièce au Canada avec une femme dans ce rôle ! Je pense par ailleurs qu'il te doit une fière chandelle pour ton travail sur son texte : les coupes que tu as effectuées sont non seulement judicieuses, mais salutaires, et je pense que Marc a maintenant une idée beaucoup plus claire de la façon dont la pièce peut effectivement être jouée. Bref, longue vie à "Des mots et des actes"! Et bravo à toi ! A très bientôt.                             Céline Spang

 

commentaires : 

Bonjour, Marie Josée,
Encore merci pour hier, j'ai beaucoup aimé la pièce. J'ai été surpris d'apprendre que le rôle du commissaire priseur/Lucifer n'avait pas été initialement conçu pour une femme. C'était vraiment une excellente idée car ça apporte une dimension plus ambiguë encore à la pièce...

Alain Tronchot

 

Écritoire  présentee :

lundi 20 décembre 2010

Village

VILLAGE

 Lecture d'un texte de  Alain Tronchot

à 19h au Théâtre Darius Milhaud

 

Pas une voix n'a manqué. À l'unanimité, le conseil a décidé de livrer deux fugitifs à l'occupant. Il fallait sauver le village. Mais avec l'aide, involontaire, du vieux Joseph Swiska, les deux enfants parviennent à échapper aux gardes.

Isolé, méprisé pour un passé coupable, traqué par tous les flics du village, Swiska force Ana à les cacher, lui et les gosses.

Dehors, la panique gagne les rues, cernées par l'ennemi. Le maire, le chef de la police, les élus du conseil sont déterminés à retrouver les enfants avant que l'envahisseur n'exerce des représailles. Et à châtier Joseph... Pas question de laisser le village payer pour la faiblesse d'un seul...

Un seul, vraiment ?

photo de David Balicki

lecture dirigée par Marie Josée Brakha

avec :

J. Cessey, J. Ratel, J.F. Courtois, C. Spang, M. S-copie-1Jean Paul Cessey, Julien Ratel, Jean Frédéric Courtois, Céline Spang,

Michel Santelli, Marie Martine Cheveaux

Alain Tronchot

Compte-rendu de l'auteur :

Le 16 novembre, jour de mon anniversaire, je reçois un joli cadeau sous forme de mail laconique. Dans le cadre du projet "Écritoire", Marie Josée Brakha souhaite organiser une lecture de Village. « Merci de me contacter au… » Presque quatre ans que cette pièce a été écrite. Et longtemps aussi qu’elle ne m’avait pas rappelé à son bon souvenir… Je termine Maître François, une pièce destinée à la troupe de François Gabriel. Lady Florence, fantaisie autour de LA Foster-Jenkins, diva contrariée des forties, recueille des encouragements… Pourquoi avoir envoyé Village à Marie Josée ? Sentiment d’inachevé après un échec sur le fil trois ans plus tôt ? Impression confuse de ne m’être pas assez démené pour prêter vie à cette pièce (dont la création fut suivie de longues années sans écrire une ligne) ? Je relis le texte, Marie Josée réunit les comédiens. Un par personnage, appréciable. "Écritoire" offre vraiment des conditions proches d’une représentation «classique». L’occasion de voir ce que la pièce a dans le ventre. Marie Josée s’interroge : « Pourquoi, alors que vous avez choisi de gommer tout contexte, donner le nom de “Herr Schmidt“ au commandant des forces d’occupation ? » On n’est plus dans l’allusion là. Marie Josée a raison, il faut changer ça. Julien n’a pas l’embonpoint prêté au maire du village. On change aussi. Et on se téléphone…
Lundi 20 décembre, jour de la lecture. La neige tombe, la tension monte. Et si les comédiens se produisaient devant une salle vide ? Et si la pièce ne tenait pas la route ? Et si et si… Vagues de froid et messages d’excuse traversent l’après-midi… Heureusement, le ciel finit par s’éclaircir. À l’heure convenue, le théâtre Darius-Milhaud se remplit gentiment. Ouf…
Une table, quelques chaises, six comédiens. Architecte de ce Village en sursis, Marie Josée, maître es didascalies, compose la musique de l’ombre… Incognito.
Maison d’Ana… les six interprètes de ces destins chahutés se débattent sous les bombes, cernés par l’occupant et quelques doutes. La table, les chaises s’effacent, ils sont assis vraiment ? À les voir s’agiter devant nous… Jean-Paul Cessey oscille entre soumission contrite et fermeté à l’heure d’imposer les choix dictés par l’unanimité. Julien Ratel incarne M. le Maire avec une diction sèche, quasi clinique, parfaitement adaptée aux petites précisions de la lâcheté ordinaire. En instit éprise de pureté, Marie-Martine Cheveaux assène avec une apparente désinvolture les vérités pratiques de ceux qui cherchent (et trouvent) les coupables. Jean-Frédéric Courtois, tout en nuances, traduit l’ambiguïté de Melan Fajol : faux lâche ou réel usurpateur ? Le jeu de Michel Santelli, empreint d’une étonnante douceur, confère au personnage de Josef une bonhomie finalement plus cruelle encore. Enfin, une heure durant, l’auditoire (et pas seulement masculin) demeure suspendu aux lèvres d’une Ana tour à tour obstinée, inquiète, implacable, désabusée. Loin de camper les victimes expiatoires, Céline Spang promène son ironie glacée dans les recoins de nos consciences…
Le coup de théâtre n’en est pas un : Karel tombe victime du devoir, Josef endosse le meurtre, Ana prête son corps au blessé. Rien ne change, en somme. Mais, quand Marie Josée fait tomber l’imaginaire rideau, je comprends pourquoi, un joli soir d’été, j’ai décidé de lui confier une pièce demeurée trop longtemps dans mes tiroirs…
Merci à tous…           Alain Tronchot